Descriptif

 Toutes les Gares de la ligne Courpière - Sembadel

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Courpière    Sauviat    Giroux    Saint Gervais Sous Meymont    Olliergues   Pont De David    Vertolaye    Job   Ambert   Marsac en Livradois    Arlanc Dore L'Eglise    Le Procureur    Mayres    Saint Sauveur La Sagne     Tunnel de Besse    Sainte Elidie    Saint Alyre D'Arlanc    La Chaise Dieu     Sembadel

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COURPIERE                     316.85m d'altitude, Km 411.289


    De par sa situation géographique, Courpière sert de point de jonction entre le Livradois, le Forez et la riche plaine de Limagne. Courpière entoure et domine la Dore qui, à ce niveau, s'élargit et perd un peu de sa fougue pour devenir plus majestueuse. Autrefois, on voyais sur son cours des barques plates, qui transportaient d'une rive à l'autre voyageurs et marchandises. En latin, Courpière est appelée" Curta-Petra", qui signifiait" court monticule". Au moyen age Courpière était close et entourée de remparts; cinq portes donnaient entrée dans la ville. Une église subsiste d'un prieuré de bénédictines fondé vers 1130 et qui constitue un type remarquable du roman auvergnat du XIIème siècle, avec triple nef, transept et chevet. Le village possède d'anciennes et nombreuses maisons en pierre ou en bois. Proche de l'église, la maison la plus connue et aussi la plus intéressante est, sans doute, la maison Aymard: maison du XIVème siècle à colombage et à toiture pointue. De très beaux personnages encadrent les lucarnes du toit. Située dans la sphère d'influence de l'industrie thiernoise, cette petite localité est spécialisée dans la production de l'acier inoxydable.

 

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SAUVIAT                                     430 m d'altitude

 

    Bien situé sur un éperon rocheux, Sauviat, en latin Salvicus, s'est écrit tour à tour Salviac puis Saulviac avant de prendre la forme actuelle. Son prieuré fût fondé en 969 par Hugues de Montboissier surnommé "le décousu". Il s'était rendu à Rome avec Isengarde son épouse pour obtenir du papa l'absolution d'un crime dont il s'était rendu coupable. Rentré en Auvergne il fit construire trois prieurés: Saint Martin de Cunlhat, Saint Pierre du Bourg d'Arlanc et Saint Michel de Sauviat.
Dans les gorges de Sauviat, on voit le barrage des Prades; les eaux repartent par un canal jusqu'au village. il alimente la centrale électrique de Sauviat.


Seul l'autorail permet de voir de l'intérieur cette gorge aux méandres encaissés très pittoresques mais malheureusement fort méconnues.

 

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GIROUX                 394.50m d'altitude, Km 423.385

    Commune d'Olliergues où se tient l'usine de papeteries. Des cartons et papiers usagés sont transformés en rouleaux de papier neuf. Le tout est acheminé par des wagons de marchandise appartenant à l'association AGRIVAP. Dans Giroux, le pont du diable enjambe la Dore par deux arches en plein cintre inégales. C'est un curieux ouvrage du XVème siècle.

 

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SAINT GERVAIS SOUS MEYMONT                 Km 425.028

 

    Commune où siège le Parc-Livradois-Forez. L'église a été épargnée des reconstructions ou des agrandissements du XIXème siècle. Le choeur daterait du début du XIVème siècle, la nef et la chapelle nord sont de la fin du XVème. Le portail flamboyant s'orne d'une ancienne représentation sculptée du père éternel à la main bénissante. L'intérieur a conservé son mobilier, riche en statue de bois peint et doré.
Le pont en bois: C'est un pont routier tout en bois unique dans sa conception et sa résistance. Il a été conçu selon la nouvelle norme européenne. Les travaux commencés en avril 1994 se sont achevés cinq mois plus tard. Le conseil conseil général ayant donné son aval, l'opération a été entièrement financée par le département. Couvert en zinc patiné il peut supporter une charge de 120 tonnes. Sa portée est de 33,26 mètres. Il a nécessité l'utilisation de 70 tonnes de bois et de quelques tonnes de métal (25) dont 18000 pointes sur le platelage. Une société savoyarde a monté l'ouvrage. Le bois du tablier est venu d'Allemagne, tandis que le lamellé-collé des poutres a été réalisé en Bourgogne. Le platelage est à 50% en chêne. L'inauguration a eu lieu le 30 janvier 1995.

 

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 OLLIERGUES               438.42 m d'altitude, Km 428.428

    Ensemble de maisons tassées dans un méandre de la Dore, au centre duquel se dresse son antique château restauré, ayant appartenu à la famille du maréchal de Turennes (bien visible depuis le viaduc). Il abrite aujourd'hui le musée des vieux métiers riche de la tradition artisanale régionale. L'église renfermant un beau tombeau en granit était autrefois la chapelle du château (clocher en bois). Aujourd'hui les vieilles demeures des XVème et XVIème siècle à tour d'escalier sur rue rappellent l'importance de la rue.
Les encorbellements de pans de bois évoquent les quartiers anciens. Olliergues garde encore de son passé un vieux pont médiéval en dos d'âne.
Histoire: La terre d'Olliergues appartint aux seigneurs de Meymont. Par mariage, elle passa, en 1276 dans la famille des La Tour d'Auvergne et fut ainsi recueillie par les vicomtes de Turennes et les ducs de Bouillon.
En 1517, au beau milieu de la nuit, un détachement du capitaine Merle pénètre à Olliergues et met les premières maisons à feu et à sang. Les habitants aidés du vicomte de Turenne et du seigneur Henri de la Tour parviennent à stopper les huguenots. Supérieurs en nombre, ils obligent l'ennemi à se retirer. L'incendie, impossible à maîtriser, ravagea le tiers du bourg, horrible souvenir des guerres de religion.
Du XVIème au XVIIIème siècle, Olliergues fut un centre actif du commerce des toiles tissées sur des métiers dans toutes les fermes de la montagne.

 

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PONT DE DAVID                               Km 433.159

    Le site de la halte du Pont de David où l'on voit à droite la maisonnette de Rose Combe, garde-barrière après la première guerre. Romancière à ses heures, elle publia en 1931 le roman" le Mile de Garret", encouragée par Henri Pourrat. " Vous comprenez, confia t'elle à Alexandre Vialatte, le premier train passe à quatre heures, le second à six heures. Une fois que j'ai fais mon café, ce n'est pas la peine de me recoucher, ni de faire mon ménage, de crainte de réveiller mon mari..."

 

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VERTOLAYE                         496.35m d'altitude, Km 436.390

 

    Le nom de Vertolaye en occitan signifie " Vertolet", qui désigne un barrage à poissons. En 1939, une importante usine de produits pharmaceutiques s'y est installée. Elle emploie entre 600 et 700 employés: elle allie production chimique et protection de l'environnement grâce à l'installation conséquente de sa station d'incinération et d'épuration biologique.

 

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JOB                                            

    En 1975, le bulldozer a révélé les restes d'un important habitat gallo-romain. Job dépendait anciennement de la chatellenie de Boutonnargues. Son église construite en un seul jet au XVème siècle est un bel exemple du gothique. elle conserve une intéressante série de statue en bois peint doré du XVIIIème et XIXème siècle. Les deux pierres sculptées posées à l'entrée, datent peut être de l'époque celtique. A l'ouest du bourg, la chapelle des Peux où la coutume conduisait les jeunes mariés en cortège au sortir de l'église.

 

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AMBERT                       528.50m d'altitude, Km 446.970

 

 

    Autrefois Ambert se trouvait dans l'actuelle zone industrielle de part et d'autre de la voie ferrée. Au IIème siècle de notre ère, Ambert a été brûlé puis transporté. Les origines Gallo-Romaines du mot Ambert (amberitus) sont "le gué sur la rivière". AuXVème siècle ont été construits les remparts de la ville, composés de 19 tours. Ambert était en plein essort grâce au développement de ses papeteries qui fournissaient les imprimeries de Lyon et de Toulouse; grâce aussi au déploiement de son industrie des cuirs et des peaux, de ses production textiles et de ses feutres.
    La pâte à papier a été inventée en chine. En l'an 105 Tsaï Loun a codifié la fabrication du papier. Trois croisés de saint Louis de retour de captivité au Moyen Orient rapportèrent la recette de la fabrication dans notre région. La présence d'une eau abondante et acide favorisait l'installation puis la prolifération des moulins. Il y avait trois vallées de papetiers: la vallée de la Forie, la vallée de Laga, la vallée de Grandrif. A la fin du XVème siècle, plus de 300 moulins fabriquaient du papier.
Du monde entier on vient voir le moulin Richard de Bas. Dans le même fracas cadencé de maillets, la même feuille blanche se fait à la main depuis six siècles.
Ce sont les papetiers qui ont fait construire l'église Saint Jean Baptiste entre 1471 et 1518. Ils voyaient grand, ils voulaient une réplique de Notre Dame de Paris. Pendant les guerres de religion, les protestants dirigés par le capitaine Merle assiégèrent Ambert en 1577. Il subsiste des maisons à type de colombage des XVème et XVIème siècle. On voit encore la tour Mandrin.
    Un jour d'octobre 1754, les "Mandrins", contrebandiers célèbres vêtus de grandes houppelandes bleues passèrent par Ambert. Mandrin avait une amie qui habitait là; la légende dit qu'il en a profité pour cacher le trésor sous l'escalier. La rue de Goye (du latin gaudium: joie), où sont les anciens hôtels de bourgeois, tire son nom de la fontaine qui s'y trouvait; si on venait boire à cette fontaine on était pris de demi folie dans l'allégresse.
    A partir de 1762, les tours des remparts ont été détruites pour aménager les contours extérieurs. La ville est devenue sous préfecture en 1800, plus tard elle déposa la première pierre d'une Halle aux grains, édifice circulaire devenu mairie qui inspira Jules Romains dans son roman" Les Copains".
    En 1843, Ambert fit construire un tribunal et un théâtre. L'éclairage urbain est arrivé en 1845, suivi de l'eau courante en 1850. Ambert est connu pour son fromage " la Fourme d'Ambert". D'appellation Contrôlée, il est classé parmi les 30 premiers. Ce fromage Forézien accompagne délicieusement un Côte du Forez.
   Ce pays est celui d'Emmanuel Chabrier, compositeur, de la Fayette, de l'historien Pierre de Nolhac, du philosophe Pascal, du romancier Henri Pourrat bien connu pour son roman " Gaspard des montagnes" et de l'écrivain Alexandre Vialatte. La gare d'Ambert est un bâtiment typique de la IIIème république. Lors de sa construction, les travaux mirent à jour les ossements d'une nécropole Gallo-Romaine. Deux films y ont été tournés:" Uranus" et " Pétain".

   

Actuellement, on recense dans la commune, environ 8000 habitants. Outre le moulin Richard de Bas et les différents sites architecturaux cités précédemment, on peut visiter le musée de la fourme. Installé dans la maison de la Fayette, il présente l'histoire et les techniques de fabrication de ce célèbre fromage. A cinq kilomètres de là, près de Champétières le zoo du Bouy propose différents circuits de promenade dans son parc animalier de 50 hectares entouré de sapins; il rassemble plus de 350 animaux dont certains sont en semi-liberté.

 

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MARSAC EN LIVRADOIS            547.25m d'altitude, Km 456.488

 

 

     La plupart des noms des communes ont des origines celtes, ces Celtes qui se sont imposés à leur époque, grâce à leur connaissance du fer. L'origine du mot Flaittes est "endroit planté de saules".
L'abbé Grivel prétendait que le nom de Marsac procédait d'une locution celtique désignant "les eaux croupissante". Il y eut un important peuplement gallo-romain (Marciacum ou la villa de marcius).
    A cause des marécages fréquents le long du bassin de la Dore, les habitants de cette plaine étaient appelés "ventres jaunes". Une église du XVème siècle domine le village. A gauche de cette église, subsiste une chapelle qui était la première église (romane du Xème siècle).
    Très tôt le bourg fut le siège d'une paroisse rurale mérovingienne sous le titre de Saint Jean Baptiste, qui est resté le patron de la petite chapelle. Elle abrite le musée des pénitents blancs qui, fort bien conçu, mérite une visite.
   "Pauvres et riches, marchands et artisans, bourgeois et gentilshommes se confondaient dans les rangs de ces confréries. Les jours de procession, ces frères du gonfalon passaient, frappaient le sol de leur canne à clous en cuivre doré; le grand regard du Moyen-Age brillait aux trous de leur cagoule".
    A la sortie de Marsac en Livradois subsistent les vestiges du château de Riols (XIème siècle). C'était au XVIème siècle une puissante enceinte, flanquée de quatre tours rondes, dont l'une reste encore debout. Dans ce château est morte Eléonore de Baffie, la dernière châtelaine de la région devenue comtesse d'Auvergne. Riols en celte veut dire "petit ruisseau".
   Riols c'est aussi un étang de 18 hectares, tout étiré en longueur sur les bords duquel on aura peine à retrouver une pierre celtique, creusée de rigoles destinées à recueillir le sang des victimes de quelque antique et sauvage sacrifice.
   Sur la gauche, entre Marsac et Arlanc sur la crête du Forez, on voit distinctement st Just de Baffie. L'un des premiers villages habités dans la région ainsi que Médeyrolles et Notre Dame de Mons. St Just de Baffie est situé à 850 mètres d'altitude: des travaux archéologiques ont révélé les traces d'une occupation Gauloise puis Gallo-romaine. A l'époque, habiter sur les hauteurs permettait de voir arriver les adversaires. D'une montagne à l'autre les habitants se faisaient des signaux avec des feux.
    Au Xème siècle, les seigneurs Baffie régnaient sur toute la vallée d'Ambert.
A partir du XIIème siècle, l'ancienne route de Clermont-Ferrand à Lyon passait par Marsac, Tonvic, Viverols, on l'appelait la voie royale.
    Autrefois on ne traversait la Dore que par trois ponts: un pont à Ambert, un autre à Marsac et un pont à Masselèbre qui existe toujours. Aujourd'hui il est en plein milieu des prés puisque depuis la Dore a été déviée de son cours. Les moines du prieuré de Chaumont le Bourg faisaient payer un droit pour passer sur ce pont de Masselèbre.

 

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ARLANC                  595.49m d'altitude, Km 464.242

     Arlanc fut bâti sur un piton rocheux. D'un côté passe la Dolore de l'autre la Dore. C'est une cité ancienne puisque à l'époque Mérovingienne il y avait une frappe de monnaie. ARLEN en Celte signifierait "entre deux rivières"
     Avant que la nationale 106 ne les relie, il y avait deux localités distinctes: la ville et le bourg. Au moyen-age, la famille de Montboissier fit construire un château qui a été détruit pendant la révolution de 1793. Un membre de la famille, Hugues de Montboissier qu'on appelait "le décousu", parce qu'il déliait facilement les cordons de sa bourse pour des oeuvres de charité, fit construire en 972 un prieuré, autour duquel naquit le bourg d'Arlanc, peuplé surtout de paysans et de cultivateurs. Devenue beaucoup trop petite, l'église du prieuré fut reconstruite et agrandie à la fin du XIIème siècle; fort bien conservée, elle a été récemment restaurée. Cette très belle église possédait un clocher qui fut détruit en 1793. Reconstruit en 1826, il dut être rasé au début du XXème siècle en raison de son poids.
     Arlanc fut en Livradois le grand centre de l'industrie de la dentelle introduite par François Régis qui avait été frappé par la grande misère des campagnes lors d'un séjour qu'il fit au prieuré de Chaumont le bourg.
Canonisé par la suite, il est le patron des dentellières. Le musée réunit une remarquable collection de pièces anciennes comme la dentelle "renaissance".
La ville vivait de suif de chèvre exporté jusqu'à Lyon, de chandelles fort estimées jusqu'en Espagne.
    Traditionnellement distincte du bourg, la ville fit construire son église en 1890-92 sur l'emplacement de la vieille chapelle des pénitents. De style néogothique, elle comporte 32 vitraux dont l'un représente la construction de la Chaise-Dieu.
    Au-delà d'Arlanc La ligne prend un caractère nettement plus accidenté et devient une vraie ligne de montagne. Si onze kilomètres séparent seulement, à vol d'oiseau, Arlanc à 595 m d'altitude, de la Chaise-Dieu à 1082 m d'altitude, il a fallu 25 longues rampes de 25mm/m en moyenne (l'une d'elles atteignant 30mm/m) Séparées par de très rares et très courts paliers, pour rattraper les quelques 485 mètres de dénivelée entre les deux gares. Suivant les cours supérieurs de la Dore, la voie décrit une longue courbe, la boucle de Gardelle, d'un rayon de 200 mètres, pénétrant l'intérieur du Livradois.

 

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DORE - L'EGLISE                                          

 

    La région de Dore-L'église à 4km au sud-est d'Arlanc fut très anciennement habitée. Il subsiste de la période gallo-romaine, enchâssée dans le mur de soutènement de l'église, une stèle au nom de Priscinus. On remarquera, en particulier, le magnifique portail ouest de l'église qui date du XIIème siècle.

 

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 LE PROCUREUR                            Km 469.285

 

 

     Le hameau a été appelé ainsi car un procureur impérial y a séjourné, on devrait d'ailleurs comme le fait Henri Pourrat, dire "chez le procureur". Il organisait et administrait les travaux de construction de la route entre 1810 et 1815, sous ordonnance de Napoléon pendant la guerre contre l'Espagne.
    La voie pénètre dans les gorges de la Dore, puis elle franchit le premier viaduc, celui de Notre Dame de la Roche qui précède le tunnel du même nom.
    Au dessus du viaduc, à droite, dans le sens de la marche, la chapelle de Notre Dame de la Roche surplombe ce site sauvage et calme, propice à la méditation. A l'origine, c'était un petit oratoire construit par les moines de la Chaise-Dieu. L'un d'eux en prière au pied d'un rocher y aurait vu l'apparition de la vierge le 8 septembre au XIème siècle. Les moines taillèrent dans la pierre une vierge noire portant l'enfant Jésus. Vers la fin du XIVème siècle la peste noire ravagea la région; les gens d'Arlanc promirent de faire édifier une chapelle en action de grâce si la ville était préservée du fléau. Ils furent exaucés et tinrent parole. Chaque année à l'occasion du 8 septembre on y célèbre une messe.
     A la fin du XVIIème siècle la statue qui se trouvait alors dans la chapelle fut dérobée. Mais de tels malheur s'abattirent sur la famille du voleur, qu'il finit par rapporter la vierge. On la retrouva dans un creux du rocher. Depuis elle fut transportée à la chapelle de Mayres d'où elle n'a plus bougé.

 

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MAYRES                         724.93m d'altitude, Km469.314

 

 

     Le nom dérivé du latin Maceria qui veut dire "les masures". Sur le versant droit, le village de Mayres se reconnaît par le clocher de son église (duXVème/XVIème siècle).

 

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SAINT SAUVEUR LA SAGNE         813.75m d'altitude, Km 473.618

 

     Si l'on fixe bien le haut du versant, on doit voir encore émergeant des têtes de sapins, un petit éperon de pierres. C'est tout ce qui reste du château de Clavelier détruit par ordre de Richelieu, frappé à plusieurs reprises par la foudre, et dont les pierres ont servi à la construction des maisons des villages voisins.
Au village du même nom il y eut au XVème siècle bon nombre de couteliers et quelques verreries.
     Au Xème siècle fut fondé un prieuré du vivant de St Robert. Il en reste quelques vestiges au bas de l'ancien cimetière.
L'église du XIème XIIème siècle, a été restaurée avec beaucoup de goût. "La Sagne" dont le nom a été ajouté à "St Sauveur", n'était qu'un hameau de quatre ou cinq petites fermes. La construction de trois routes départementales au XIXème siècle en a fait un noeud routier.
     La gare a attiré des communes voisines voyageurs et marchands. Les voyageurs n'étaient nombreux que les jours de marché et foire à Arlanc. C'est encore le chemin de fer et la gare qui ont permis le démarrage de l'industrie hôtelière de la Sagne. Les estivants étaient séduits par le pittoresque du site, le calme et l'air vivifiant des bois. Jusqu'à il y a 25 ans, les hôtels étaient pleins au mois d'août.

 

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Le Tunnel De Besse                              Km 474.748

 

     Le plus long de ce côté avec ses 110 mètres. C'est dans ce tunnel qu'a été tourné "L'oeil écarlate" en octobre 1992 avec Jean Louis Trintignant. Pour le tournage, c'est un train Agrivap qui coupe en deux une voiture à la sortie du tunnel.
     Plus on monte vers la Chaise-Dieu, plus il y a de résineux, principalement du sapin, du douglas. Dans le Livradois, le bois représente plus de 52% de la superficie. C'est l'une des régions les plus boisées de France. Le bois de la flotte, propriété de la famille de Montboissier, fournit jusqu'au XVIIIème siècle, des sapins de 100 pieds de long que des charrois conduisaient à l'Allier. De l'Allier par la Loire, les sapins flottaient jusqu'à Nantes où ils formaient les mâts flexibles, solides des frégates de guerre du Roi de France.

 

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Sainte Elidie                                     Km 477.058

 

     Sur la gauche en contrebas, dans un creux, la petite chapelle a son histoire. Au XIIème siècle Ste Elidie était bergère. Elle travaillait au château de Poullargues duquel seules subsistent, encore visible dans un champs, quelques marches de l'escalier. Sa grande vertu excita la jalousie des autres domestiques tandis que le châtelain voulait abuser d'elle. Comme elle refusait, elle s'enfuit dans la forêt, se nourrissant de fruits et de racines sauvages. Les gens du château finirent par la retrouver et sur ordre de leur maître la rouèrent de coups. Elle succomba dans une clairière, au même moment une source apparût "la source de Roumée".
    Son histoire fut perpétrée alentours, depuis on la vénère comme une martyre de la virginité. Une procession est célébrée chaque année en juillet, de nombreux pèlerins viennent boire l'eau guérisseuse.
   Autrefois, ces coins reculés au fin fond du Livradois avaient mauvaise réputation. Pour aller aux foires de la Chaise-Dieu, il fallait traverser ces bois noirs, solitaires et c'était les soirs au retour qu'on voyait des lueurs diaboliques suscitant la peur. C'est ces craintes qui ont inspiré les légendes et les contes d' Henri Pourrat puisque nous sommes au coeur du pays de Gaspard des Montagnes.

 

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SAINT ALYRE D'ARLANC         848.50m d'altitude, Km 478.026

 

    Nommé St Jean d'Entraigues au départ, St. Alyre le Froid ensuite, pour devenir St.Alyre d'Arlanc (nom euphonique de Ste. Elidie).
Entre 1050 et 1067 fut fondé un prieuré par les moines de la Chaise-Dieu du temps des seigneurs de Clavelier. L'église du bourg, construite au XIIIème siècle, a été refaite par ordre du moine Jouvenroux, infirmier-mage de la Chaise-Dieu (XVème).
     En 1900, il y avait plus de 1000 habitants, 6 scieries. En 1920 St Alyre était la 2ème gare de transport de bois en France; on transportait jusqu'à 1200 wagons de bois par an.
     Aujourd'hui, il ne reste plus qu'une scierie, 220 habitants et les entreprises USAÏ et CHAMPIVRADOIS (achat et vente de champignons). Le restaurant " Gaspard des Montagnes" propose des mets délicieux avec des champignons du pays.
   L'injection des poteaux télégraphiques était destinée à les rendre imputrescible par imprégnation de fluorure de zinc ou de sulfate de cuivre.
On vit alors s'édifier près de la gare de curieux chantiers appelés "potelleries", caractérisés par la haute silhouette d'un pylone porteur de cuves remplies d'acréozote, et par de longues structures en bois au ras du sol, les dalles, sur lesquelles étaient alignées et inclinées des centaines de poteaux à traiter. Le produit était inoculé en tête d'arbre par le biais de seringues et de tuyaux en caoutchouc reliés aux cuves.
     Le viaduc de Chatonnet sous lequel coule le ruisseau Bainbain sépare le Puy de Dôme de la Haute-Loire.
    La Chapelle-Geneste: Le viaduc de la Senouire précède la gare qui était importante au début du siècle puisqu'on y transportait jusqu'à 800 wagons de bois par an. Le centre du village est éloigné de deux kilomètres de la gare.

 

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LA CHAISE DIEU               1082.00m d'altitude, Km 489.388

      Pendant l'été la Chaise-Dieu brasse un flot de touristes considérable, venus de partout pour visiter son abbaye et apprécier sa musique.
Nom dérivé de Casa-déi qui veut dire la maison de Dieu. Les habitants sont appelés les Casadéens. En 1043, Robert de Turlande, ancien chanoine de Brioude, épris d'absolu, se retire avec quelques compagnons sur ce plateau désolé et battu des vents. Il fonde un monastère bénédictin qui devient le chef monastique de 300 moines, 49 prieurés dont 1 pour les femmes.
      Le pape Clément VI, qui fut moine à la Chaise-Dieu, fit construire, à partir de 1344 une abbaye solidement bâtie en granit; son influence s'est renforcée à la hauteur de ses ambitions qui s'étendront sur près de 250 fiefs, du Massif Central au Midi, par le Jura et l'Aquitaine jusqu'à la Castille et l'Italie du sud. Elle est de style gothique méditerranéen. La nef centrale, autour du tombeau de Clément VI est habillé de stalles au dessus desquelles sont suspendues des tapisseries du XVIème siècle comptant la vie du Christ. La nef nord est décoré de la célèbre danse macabre, frise murale du XVème siècle.
     Le 2 août 1562, une bande de Huguenots assiégèrent l'abbaye, enfoncèrent les portes, prirent les galeries et les salles. Les moines se réfugièrent dans la tour Clémentine aménagée pour un long siège.
    Après une longue période d'abandon, les murs sont empreints d'une rigueur aussi bénédictine que le climat des hivers, qui isolent ce plateau. C'est au célèbre pianiste Gyorgi Cziffra que l'on doit la création, en 1966, du festival de la Chaise-Dieu, de renommée internationale, et qui accueille chaque année plus de vingt-mille personnes. C'est l'un des plus importants de France.

 

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SEMBADEL                         1089.00m d'altitude, Km 489.388

 

      Autrefois c'était une grande gare à cause de l'important commerce de bois. On l'appelait "l'étoile". Il y avait une plaque tournante et plusieurs quais. C'était un dépôt de locomotives (les Bourbonnais avaient leur dépôt à Langeac; le Puy et Sembadel étaient des relais).

 

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